Étiquette : Interview

Lausanne Foxes George 5 questions à interview

5 questions à … George Fish

Le grand retour des 5 questions se fait en grandes pompes avec une interview de George par Lucas! Ces deux anglophones nous régalent avec une interview en anglais et traduite en français! Alors faites votre choix pour apprécier au mieux la discussion entre les deux plus grands bavards du club (c’est une blague, ils ne parlent jamais. JAMAIS…) !

Click here to be teleported straight to the english version of the interview! 

Lucas : Salut Georges !

Georges : Salut ! (voix bizarre)

Comment Vas-tu ?

Bien.

Ce n’était pas l’une des 5 questions…

Haha sympa.

J’ai entendu dire que tu fais un travail révolutionnaire à l’EPFL, peux-tu nous dire ce que tu fais ? et comment ton travail va sauver le monde ?

Ahahahah… Je fais un doctorat en physique-chimie… Essayant fondamentalement de comprendre comment fonctionnent les technologies solaires nouvelles ou spécifiquement les matériaux pour la technologie solaire. Dans l’espoir qu’en les comprenant mieux, on pourra ensuite développer de meilleurs matériaux. Et puis sauver la planète à travers les énergies renouvelables. (voix arrogante)

Vous êtes un héros. Comment avez-vous commencé le dodgeball en Angleterre ?

J’étais juste à l’université, donc pendant la première semaine d’université au Royaume-Uni il y a comme une grande foire dans presque toutes les universités, où tous les clubs et sociétés ont des stands. Et vous pouvez juste faire le tour et vous inscrire à des choses au hasard. Puis je me suis fait bombarder de courriels, puis je me suis inscrit au club de dodgeball et décidé d’aller à l’entraînement test. J’ai tellement aimé ça que j’ai continué à jouer.

Cool Cool. Et comment tu nous as trouvés ici à Lausanne ?

Mmh donc quand j’ai su que je venais à Lausanne, je ne pensais pas pouvoir continuer à jouer au dodgeball car c’est un sport de niche, alors j’ai juste cherché sur Google “Lausanne dodgeball”, ne m’attendant à rien. J’ai été très surpris quand la page facebook et le site sont apparus sur Google, c’est comme ça que je vous ai trouvé. [ndr: comme quoi ce site est utile, bande de mauvaises langues!]

Quelles sont les plus grandes différences entre le dodgeball anglais et le dodgeball suisse ?

Je pense que la plus grande différence est qu’ici tout le monde parle français. Ahahaha

Il y en a d’autres ?

J’ai l’impression que c’est assez similaire, je pense qu’en Angleterre et certainement à mon université, nous étions assez bruyants quand nous jouions. Plus bruyant qu’ici en tout cas. Mais à part ça, les tactiques sont assez similaires, ce genre de choses.

D’accord

Ça ne varie pas trop.

A votre avis, qui sera le champion d’Europe en titre à Newcastle ?

Oooh… pour quelle catégorie ?

Toutes.

Mmhm…

Et pourquoi?

Mmhm (longue pause)… Je suppose que pour les hommes, ce sera soit l’Angleterre, soit l’Autriche.

Choisis!

J’irai avec l’Angleterre, je soutiendrai mon pays. Pour les femmes je ne sais vraiment pas. Pourquoi pas la Suisse ? Pour changer un peu. Même si… haha, je soutiendrai probablement l’Autriche pour les femmes.

Et l’équipe des mixtes ?

(Longue pause) Probablement encore l’Angleterre, mais je m’attends à ce que l’équipe mixte Suisse s’en sorte bien.

C’est une bonne façon de faire de la lèche.

Hahahaha!

Si on te donne un million et on te demandes très gentiment, deviendrais tu résident suisse dans l’optique de jouer pour l’équipe suisse et les Lausanne Foxes?

Hum ouais. Mais ai-je besoin d’un million pour faire ça?

Je ne sais pas. (Pause gênante)… Mais tu dois rester pour toujours.

Ah pour toujours ?!!….. Oui, bien sûr!

Trop Beau ! Mais nous n’avons pas un million… (Pause gênante) Alors, à part t’amuser au dodgeball et au travail, que fais-tu pour remplir le reste de ton temps ?

Principalement d’autres sports comme le cyclisme et la course à pied, ce sont mes deux autres sports principaux.

La Suisse est donc l’endroit idéal pour ces sports.

Ouais, exactement.

C’est tout ce que j’avais à dire, merci beaucoup.

Merci! (dans un accent anglais)

Pour les initiés, bilingues de toutes sortes et amis étrangers, voici la version originale en anglais:

Lucas: Hi Georges!

Georges: HI!

How are you doing?

Good.

That wasn’t one of the questions…

Aha nice.

I heard you are doing groundbreaking work at the EPFL, Can you tell us what you do? And how your work is going to save the world?

Ahahah.. Hem So i’m doing a PHD in physical Chemistry. Specifically related to… basically trying to understand how new or different solar or materials for solar technology work. In the hope that by understanding them better, you can then go on to develop better materials. And then save the planet through renewable energy. (cocky voice)

You’re a hero. So how did you start dodgeball in england?

I was just at my university, so in the first week of university in the UK there’s like a big fair at pretty much every university where all the clubs and societies have like a stool (booth?) and you can just go around and sign up to like the most random stuff. Then get bombarded with emails… then I signed up to the dodgeball club and then decided to go along to the test session. Just enjoyed it so, so continued playing.

Cool Cool. And how did you find us here in Lausanne?

Mmh so when I knew I was coming to lausanne I didn’t think I could carry on playing Dodgeball since it’s quite a niche sport… So I just basically googled “Lausanne dodgeball”, expecting nothing to come up and I was very surprised when the facebook page and website came on google, so that’s how I found you guys.

What are the biggest differences between English dodgeball and Swiss dodgeball ?

I think the biggest difference is everyone speaks in french! Ahahahem…

Any others?

Hem I feel like it’s pretty similar I think maybe in england and definitely at my university we were quite loud when we played. Louder than we are here. But apart from that the tactics are pretty similar, stuff like that.

Okay.

It doesn’t vary too much

Who im your opinion is going to be the european championship title holder in Newcastle?

Oooh for which category?

All of them!

Mmhm…

And Why?

Mmhm (Long pause)… I guess for the men it’s going to be either England or Austria.

Choose one!

I’ll go with England, I’ll back my country. For the women I don’t really know. How about Switzerland! Mix it up. Although..haha I’ll probably back Austria for the women.

And the mix team?

(Long pause) Probably england again, but i expect the swiss mix team to do well there.

Good way to suck up!

Hahaha!

If we give you a million and ask you very nicely will you get the swiss residency and play with the swiss team?

Hem yeah. But do I need a million to do that?

I don’t know. (Akward pause) But you have to stay forever.

Oh Forever?!… Yeah of course!

Fuck yeah! But we don’t have a million… So besides the wicked fun you have at dodgeball and at work, how do you fill the rest of your time?

Mainly other sports like cycling and running, those are my main two other sports.

So Switzerland is the perfect spot for those.

Yeah, exactly.

That was all the questions thanks very much.

Merci! (Ugly english accent)

Pour des interviews 100% francophones, sans erreurs de déterminants et d’accents approximatifs (pour les accents approximatifs, en fait, je retire ce que j’ai dit), découvrez les 5 questions à … LucasBenjaminKimCorentinMaximeGregVincentCaroleJoane et Omer!

Lausanne Foxes Dodgeball Greg Zoni 5 questions à

5 questions à … Greg Zoni

Après s’être fait passer à la casserole par Joane, Omer prend le micro en main. Pour ces “5 questions à … “, il s’attaque au délicieux Greg, l’une de nos dernières recrues. L’occasion pour vous de faire connaissance avec cette force de la nature!

Omer: Bonjour !

Greg: Mais bonjouuuur !

Première question pour briser la glace, entrainement du dimanche terminé. Comment tu te sens ?

Euhmmmm, j’ai mal au bras (rires). J’ai déjà mal au bras depuis un petit moment à force de tirer… un peu trop fort (rires) Mais sinon ça va, ça fait du bien.

Ouais, ça permet de se défouler un petit peu.

Exact.

Alors, on commence les questions sérieuses. Sauf erreur, tu es l’un des derniers arrivés au sein des Foxes. Auparavant tu avais participé à plusieurs reprises aux entraînements ouverts avant de te décider à faire le pas et devenir officiellement à un joueur des Lausanne Foxes. Comment as-tu connaissance du Dodgeball et des Lausanne Foxes ?

Alors, le dodgeball… via le film, comme pas mal de gens. Pour les Foxes, ça a commencé avec Kim qui a invité ma sœur (et également sa collègue) à un des entraînements ouverts. Ensuite ma sœur m’a invité moi et c’est comme ça que je suis arrivé chez les Foxes. Et vu que c’est un peu le seul club que de toute façon je connais… et aussi le plus près on va dire (rires), c’est comme ça que je suis arrivé.

Ok, parfait. En tout cas on est très content de t’avoir dans l’équipe, ça fait toujours plaisir d’avoir des nouvelles têtes. Maintenant, j’espère que la prochaine question va nous amener à une info que peu de gens connaissent. De nombreux joueuses et joueurs ont des surnoms( par exemple FluFlu, Le Bazooka de Vufflens, Benno, etc. Je laisse deviner à nos lecteurs à qui ils appartiennent!) Est-ce que toi tu as un surnom et si oui quelle est son anecdote ?

Grand sourire, petit moment d’hésitation, et quelques rires s’enchaînent: La seule personne qui me donne un surnom… ben c’est ma sœur ! Personne d’autre ne me donne un surnom… Elle m’appelle “Kéké”. Franchement je sais pas pourquoi (fous rires!) Et ça date! (tout en faisant des gestes de mains confirmant l’âge de ce surnom)

Parfait, on tient une exclusivité ! Sinon, en dehors du dodgeball, est-ce que tu pratiques ou eus pratiqué d’autre(s) sport(s) ?

Alors j’ai eu fait d’autres sports, mais j’en fait plus à côté parce que j’ai plus le temps. J’ai fait 12 ans de Judo avant de commencer le dodge.

D’où ces bras qui envoient des tirs surpuissants !

Ça aide! (rires)

On poursuit avec le registre international. Cet été tu as rejoint l’équipe Suisse pour l’Euro en Italie, cela malgré le fait que tu étais blessé et que tu ne pouvais pas jouer… donc c’était vraiment super sympa de ta part ! On était aussi très content de t’avoir, car ça faisait une personne de plus dans le groupe Suisse et tu as apporté du tien dans la bonne ambiance mais aussi pour donner de la voix depuis les tribunes ! Même en tant que “non-joueur”. Premier Euro, première fois que tu as vu d’autres nations. Qu’est-ce que tu as pensé de cette expérience ? Est-ce que ça t’a donné des envies pour le prochain Euro ?

Ouais, alors clairement cet Euro c’était ouf ! C’était la première fois que je participais à une compétition internationale, donc c’était un peu tout nouveau pour moi. J’avais déjà vu les Foxes jouer ici et face à d’autres clubs, mais c’est vrai qu’en arrivant à l’Euro et en voyant ces autres nations comme l’Angleterre ou l’Autriche, on comprend qu’il y a un autre niveau aussi. C’est super impressionnant ! Mis à part ce côté, il y a aussi le côté fair-play, l’ambiance et les joueurs et joueuses des autres nations sont tous super sympas ! C’est un Euro, c’est sérieux, mais ça garde quand même une petite ambiance festive et vraiment hyper fair-play et sympathique derrière, et c’est ça que j’ai adoré ! Pour le prochain Euro, si je peux venir cet été je suis très très chaud et très très motivé. J’aime quand même bien la compétition et j’ai envie de voir ce que ça peut donner !

Donc pour les dates de l’Euro tu es libre/disponible ?

Je devrais (rires).

Avis aux coaches et recruteurs de l’Equipe Suisse 🙂 Dernière question… Pendant cet Euro, malgré le fait que tu ne joues pas… Que ce soit de loin ou sur les photos, on pouvait te voir avec un petit sac jaune (avec l’inscription Perskindol) en train de masser les bras, dos, nuques des joueurs et joueuses. Est-ce que peux m’en dire un peu plus à ce sujet ?

Ouais, vu que j’étais blessé… En se rapprochant du micro comme pour lui dire discrètement un mot à “l’oreille”: Pour ceux qui ne le savent pas, je me suis cassé le petit doigt au 2ème entrainement des Foxes (rires) Moi je suis toujours étudiant en physio, et je termine cette année. Vu que je ne pouvais pas jouer pendant l’Euro, j’ai proposé à la Fédération Suisse de rejoindre le staff en temps que soigneur/physio pour aider un peu pour les petites fatigues, les petits bobos, etc. Moi ça me permettait également de pratiquer sur des gens, de rester en contact avec mon métier et ma profession. Je pense que ça donne aussi un petit plus au gens qui sont là, car c’est toujours agréable d’avoir quelqu’un qui peut prendre soin d’eux ou s’ils ont une blessure. Donc voilà…

Je confirme, ça passait extrêmement bien d’avoir quelqu’un qui peut s’occuper une tendinite, une douleur… Tu étais vraiment hyper actif et hyper présent, donc je confirme: engagez-le !

Merci! (rires)

Pour moi c’est tout, donc merci de m’avoir accordé un peu de ton temps ! Tu as la mission de choisir une autre joueuse ou un autre joueur pour le prochain interview. Bon dimanche !

Merci !

Merci à Omer pour ces “5 questions à … ” ! Pour patienter en attendant Greg Zo, lisez les interviews de Vincent, Carole, Joane et Omer! Merci à vous de continuer à suivre cette série qui déchaîne les passions! On se régale!

Lausanne Foxes 5 questions à Joane Juriens

5 questions à … Joane Juriens

C’est à l’issue d’un entraînement dominical pluvieux que notre talentueuse joueuse Joane a répondu aux questions de Carole. Également claquettiste et danseuse chevronnée à ses heures perdues, Joane fait partie des Lausanne Foxes depuis sa création.

Hello Joane, merci de me consacrer un peu de ton temps pour répondre à ces quelques questions… Premièrement, petit tour sur ton historique au sein du club. En effet, tu es une des pionnières et tu fais donc un peu partie des meubles des Lausanne Foxes… Donc comment en es-tu arrivé à faire du dodgeball ?

C’est Benjamin, rencontré sur le banc de l’UNIL en Sport, qui m’avait demandé de participer à un tournoi de dodgeball à Portalban (2014) avec d’autres personnes. Je ne pouvais, malheureusement pas y participer, mais ils en sont finalement sortis vainqueurs. Ils ne le savaient pas encore mais cette victoire leur a permis de représenter la Suisse aux championnats européens de l’année suivante, qui se sont déroulés à Belfast (Irlande du Nord). Benjamin m’avait proposé d’y aller avec eux et j’y suis allée au bol, sans n’y avoir jamais joué auparavant. J’ai tout de suite adoré ce sport et eu l’envie de progresser.

Pour n’avoir jamais arrêté ce sport depuis plus de 3 ans, qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce sport et qu’est-ce qui te motive ?

C’est un jeu un peu enfantin auquel on a tous joué à l’école, c’est simple et sans prise de tête. Toutefois, ce sport devient très intéressant quand une stratégie de jeu est mise en place, ce qui permet de créer un beau jeu comme on le voit lors de matchs internationaux. De plus, il y a peu de règles de bases, ce qui fait que le dodgeball est accessible à tous. D’ailleurs, je suis en pleine procédure pour créer un club de dodgeball adapté (pour des personnes en situation de handicap mental).

Ceux qui te connaissent le savent déjà, mais tu fais beaucoup de claquettes et de danse à assez haut niveau. En plus d’en faire toi-même, tu donnes des cours de danse et ceci avant tes propres entraînements de dodgeball. Comment arrives-tu à concilier tout ceci ?

Je pense que quand on veut, on peut. Après c’est beaucoup d’organisation et de toute manière, j’ai de la peine à rester sans rien faire. Il m’est arrivé de devoir faire des concessions sur l’une ou l’autre de mes activités, mais c’est une organisation à avoir et surtout beaucoup d’envie et de plaisir.

D’un côté plus personnel, tu formes un couple avec Melvic aussi membre des Lausanne Foxes. Heureusement qu’il fait aussi du dodgeball, sinon vous auriez de la peine à vous voir…

Finalement, ça va car on a genre 2 entraînements de dodgeball par semaine, ce qui est peu par rapport à un sportif professionnel, par exemple, qui s’entraîne tous les soirs. Melvic a l’habitude, car à l’époque il s’entraînait tous les soirs au basket, donc il comprend que j’ai envie de faire des choses de mon côté également. Mais c’est vrai que si Melvic n’avait pas commencé le dodgeball, ça serait différent et plus compliqué de se voir au vu de mes nombreuses activités.

Ce qui n’est heureusement pas le cas, car tu as incité Melvic à rejoindre le club… ?

Oui en effet. Ayant été l’un des premières personnes du club, il est vrai que j’ai demandé à mon entourage proche de venir essayer ce sport, dont Melvic qui connaissait aussi Benjamin. Il est venu essayer le dodgeball, cela lui a énormément plu et il est resté.

C’est sur ces belles paroles que l’interview se termine. Merci Joane pour tes réponses et j’espère que vous avez apprécié ces quelques lignes. Je passe maintenant le micro à Joane qui devra interviewer le ou la renard-e de son choix pour le prochain épisode.

En attendant de découvrir qui sera interrogé par Joane, faites-vous plaisir et lisez ou relisez les 5 questions à … Vincent ou à Carole.

Carole 5 question à Lausanne Foxes Dodgeball Club

5 questions à … Carole Vulliamy

La nuit était déjà tombée depuis longtemps sur le ciel brumeux de Lausanne lorsque débuta l’épreuve ultime des Cinq questions à… Carole Vulliamy.

Bien que la fatigue rendit la montée des marches périlleuse, le jeune femme, pleine de vigueur, n’eut pas de peine à se hisser jusqu’à son interlocuteur, telle une héroïne de cire égarée dans la vallée infernale, partie défier celui que les anciens appellent aujourd’hui le Sphinx. Mi- homme, mi- Phoenix.

« Bonjour Carole », entama le Sphinx, d’un calme profond ne laissant transparaître aucune once d’émotion.

« Bonjour », répondit la jeune joueuse sur un ton de défi, « bonsoir plutôt ! Après un entrainement des Foxes ! »

Le Sphinx, bien que déstabilisé après cette correction, entreprit alors de commencer l’épreuve :

« Nous allons commencer chronologiquement : Dans le monde du dodgeball Suisse, on a pas mal de membres issus des mêmes familles, comme les Favre ou plus précisément ici les Vulliamy, avec Adrien et toi. Lequel d’entre vous a fait découvrir le dodgeball à l’autre ? »

« C’est Benjamin », s’empressa de répondre Carole, d’un ton bourru.  « Notre cher et beau président m’a dit de venir un fois essayer un entrainement. Je suis venue deux fois, avec deux copines différentes. Dès que le dodgeball a recommencé après la pause d’été, j’y suis tout de suite retournée. Après Adrien, il a commencé un peu plus tard que moi. Ce n’est pas moi qui l’ai poussé à venir, c’est Ludovic, qui est son BFF » (la jeune femme sous-entend ici best friend forever, soit littéralement « meilleur ami à jamais »).

« Très bien mon enfant », répondit le sphinx, avec un ton suave qui laissait transparaitre son infinie bonté, « et quel était l’image que tu te faisais du dodgeball avant de venir essayer ce sport pour la première fois ? As-tu pris la chose au sérieux la première fois qu’on t’en a parlé ? »

« J’avais pris ça au sérieux parce que Benjamin m’en avait parlé une fois où l’on c’était croisé. Je n’avais jamais vu le film « Dodgeball, même pas mal ! », je l’ai vu genre deux ans après avoir commencé le dodgeball. J’ai tout de suite compris que Benjamin voulait faire quelque chose de gros avec ça. Donc je suis venue pour découvrir, mais je savais que ça allait vraiment évoluer en quelque chose de bien. »

« D’accord, troisième question : Tu as participé à plusieurs championnats internationaux, quel est le moment qui pour toi a été le plus intense ? »

La renarde sembla alors troublée, elle prit le temps de réfléchir, puis entama cahin-caha :
« Lors de mon premier Euro à Glasgow en 2017, quand on a battu la France et puis … »

Le temps du Sphinx étant précieux, il tenta d’obtenir une réponse finale et de mettre fin à ce silence qui pesait sur lui avec autant de poids que l’ancre d’une vieille chaloupe corrodée par les flots.
« Donc le match contre la France est ton meilleur moment ? », entreprit-il vaillamment.

L’héritière légitime des Vulliamy répondit alors immédiatement :
« Contre les Frouses, ouais ! Tu pourras mettre les Frouses ! » sans se douter une seule seconde du danger de provoquer ainsi une créature mystique aussi pétée qu’un Sphinx-Phoenix.

Le Sphinx enchaîna avec sa quatrième question, d’un ton toujours aussi énigmatique :
« Si tu étais maintenant appelée à créer un nouveau club suisse à Cheseaux, comment appellerais-tu ce club, et bien sûr quel serait l’animal « totem » que porteraient fièrement les joueurs de Cheseaux sur leur maillot ? »

« Je ne sais même pas ce que c’est l’emblème de Cheseaux ! J’ose regarder sur internet ? », rétorqua la pauvrette.

« Non », trancha le Sphinx, qui tenait les tricheurs en horreur.

Contre toute attente, la jeune femme s’empara de sa tablette avec une fougue qui laissa le gardien du lieu pantois. Après un court instant elle s’écria : « Des cerneaux de noix ! …ah…ça ne m’inspire pas beaucoup, c’est un peu pourri comme nom d’équipe. »

Devant une jeune demoiselle semblant si décontenancée, le Sphinx choisi de se montrer une fois de plus clément.

« Ok tu peux m’écrire jusqu’à ce soir. Sinon on devra se préparer à accueillir les « Cheseaux Cerneaux de noix Dodgeball club » dans la Fédération Suisse ». (Carole n’a jamais écrit au Sphinx. Bienvenu à vous, les Cerneaux de noix !). Ma dernière question maintenant : Si tu avais le choix entre trois atouts pour que le prochain Euro se déroule au mieux pour toi, que choisirait-tu ? Première possibilité : partir avec une équipe de choc contenant les meilleurs joueurs suisses pour s’aligner à tes cotés. Ta deuxième option serait d’avoir un bonus te permettant de revenir sur le terrain à chaque manche que tu jouerais, afin de pouvoir doper tes performances, et la dernière option, ce serait d’avoir avec toi un buisson.

« Un quoi !? » s’offusqua le jeune sportive.

« Un buisson. » clos le Sphinx, avec un ton des plus ferme, ne laissant pas transparaître son envie grandissante de partir pour manger un Holy Cow.

Le malaise provoqué laissa vite sa place à des rires et des insultes de la part de Carole.
« Tu n’es qu’une * fleur des champs ! (*insulte d’emprunt) Tu n’as pas le droit d’écrire cela ! »

Malheureusement pour la jeune femme, un Sphinx peut s’octroyer ce droit.

Elle finit alors par répondre :
« Oh écoute, je dirais dans la meilleure équipe possible ! »

A l’entente de cette ultime réponse, le Sphinx acquiesça et laissa passer la jeune Carole, qui s’empressa de reprendre la route sans le moindre regard derrière elle, comme le fond tous les jeunes gens inconscient de son âge.

Vincent Lausanne Foxes Dodgeball Sphinx 5 questions à

Merci à Vincent pour cette interview complètement épique et singulière, qui nous a plongé dans l’univers des mystères, des dieux et des insultes! Ne manquez pas le prochain épisode de “5 questions à…”, qui sera mené par la délicieuse Caroule! Et en attendant, lisez ou relisez les 5 questions à Vincent Morier-Genoud!

Lausanne Foxes Dodgeball 5 questions à Ludo Vincent

5 questions à … Vincent Morier-Genoud

Bienvenue dans le premier épisode de “5 questions à…”. Sous cette appellation, vous trouverez des interviews des différent·e·s joueur·euse·s du club en 5 petites questions. La subtilité ici, c’est que la personne interrogée doit devenir l’intervieweur pour l’épisode suivant. Pour ce premier volet, c’est Ludovic qui tend le micro à l’un de ses coéquipiers.  

Ludo: Bonjour Vincent, et bienvenue pour ce premier “5 questions à …” ! Alors, première question : as-tu fait d’autres sports avant le dodgeball ? J’ai entendu parler d’une petite carrière de cycliste

Vincent: Alors le cyclisme malheureusement pas… Mon père était un grand cycliste, pas moi. J’ai fait du basket quand j’étais très petit, ça ne m’a pas du tout réussi ! Et puis j’ai fait 3 ans de boxe thai aussi, qui ne m’ont pas vraiment réussi non plus !

D’où ta violence aujourd’hui ?

D’où ma violence dans mon jeu…

Comment es-tu arrivé chez les Foxes ?

Alors, je suis arrivé chez les Foxes parce que je suis un ami de longue date du MVP du tournoi d’Orléans, qui est Corentin Vermot-Petit-Outhenin.

Aaah une légende ce joueur! Et alors, troisième question, pourquoi y es-tu resté, chez les Foxes ? Qu’est-ce que tu aimes dans le dodgeball ?

Ce que j’aime c’est le partage (un accent marseillais approximatif a fait son apparition) ! Non, j’aime le sport, je trouve qu’il est vraiment très intéressant. Et que derrière le côté rigolo que les gens voient, il y a beaucoup de stratégie. C’est un sport complet. Et une très bonne ambiance surtout ! Une bonne ambiance (l’accent marseillais est ici de retour, pour notre plus grand plaisir).

Quel est ton meilleur souvenir de dodgeball, sur le terrain uniquement ?

Sur le terrain uniquement, je pense que c’est durant l’Euro que l’on a vécu à Lignano. Il y a eu beaucoup de moments forts, notamment je dirais contre l’Irlande, avec ce match hyper serré qui aurait pu nous envoyer en 8èmes de finale.

Très bien. Et hors du terrain, monsieur VMG ? Hors du terrain mais dans le monde du dodgeball, pas dans toute votre vie !

Dans le monde du dodgeball, c’est quand j’ai mangé une patte de poulet, je pense ! (ndr: lors de l’Euro de dodgeball en Italie, les différents membres de l’équipe de Suisse ont mangé une patte de poule venue de Chine, afin de resserrer les liens qui les unissent. #teambuilding Nous sommes en possession de vidéos, mais elles n’ont malheureusement pas leur place sur ce site, qui est très sérieux, vous le savez bien.) 

Aaaah noooon ! (rires) Merci Vincent, est-ce que tu as une idée de qui tu vas questionner pour la prochaine fois ?

Pfffiou, je ne sais pas. Je vais essayer de surprendre un peu, de ne pas prendre des gens avec qui je traîne trop, histoire deeeee……

Parfait, merci bisous !

Toute l’équipe de rédaction du site (je rigole, je suis tout seul) espère que ce nouveau format vous plaît, et que vous prendrez du plaisir à découvrir nos joueur·euse·s sous un nouveau jour! À bientôt pour l’épisode 2, où ce sera au tour de notre cher Vincent de poser les 5 questions à…!